top of page

La curiosité, un vilain défaut ?

Valérie CAILLIEZ


Allons donc ! Si vous travaillez en prospective, c'est votre meilleure alliée. Mais attention, il ne s'agit pas d'être un·e touche-à-tout dilettante, sautant d'un sujet à l'autre sans fil conducteur. Non. Il s'agit de cultiver une curiosité stratégique. Une curiosité qui fouille, qui relie, qui éclaire l’avenir.


Pourquoi s'intéresser aux rituels ancestraux de nos campagnes, aux dernières tendances du street art lyonnais ou aux mutations du biohacking ? Parce que la prospective ne se nourrit pas d’évidences. Les signaux faibles, ces indices discrets qui dessinent les mondes de demain, ne se repèrent pas en suivant le troupeau.


Il faut aller chercher ailleurs, là où personne ne regarde, et surtout, là où l’on ne s'attend pas à trouver des réponses. Il faut parfois s’égarer pour mieux comprendre. Et personnellement, je m’égare souvent dans des chemins de traverse. Mon éclectisme est sans limite.


Lire, écouter, observer, rencontrer des inconnus, explorer des sujets a priori sans rapport avec votre métier, poser des questions naïves, oser l’inconfort intellectuel… Ce n’est pas de la dispersion, c’est du décodage. Parce que le monde ne se comprend pas en ligne droite, mais en réseaux d’idées, en collisions d’influences.


Alors, quand avez-vous pour la dernière fois creusé un sujet qui vous semblait absurde ou inutile ? Vous méfiez-vous de votre propre curiosité ou la laissez-vous vous emmener là où vous n’auriez jamais pensé aller ?


La prospective appartient aux curieux et aux audacieux. Ferez-vous partie de celles et ceux qui anticipent ? Ou lirez-vous les tendances dans les rapports des premiers ?

Comments


bottom of page